Née à Séoul en 1972, Lee Hyunjoung étudie à l’université de Sejong où elle est diplômée d’une licence d’art plastique en 1994. Elle suit une formation d’orfèvre en France où elle vit et travaille depuis.

 

A travers sa culture coréenne riche, son gout fin pour la peinture et son travail passionné du métal ; la rencontre des trois crée dans l’œuvre de Lee Hyunjoung un univers lyrique, poétique et impressionniste. Naissent alors des paysages puissants aux sujets aquatiques, bucoliques, ou encore sableux, toujours issus de l’imagination débordante de l’artiste.

 

« Voyages imaginaires entre paradis et terre, chemin entre nuages et vallées, je crée des chemins étoilés pour les yeux. Mon univers est poétique. Comme un voyage intérieur, j'invite le spectateur en promenade, à me suivre à travers ces vues aériennes. Ils viennent de mon enfance en Corée, de mon amour infini de la peinture et de mon travail du métal ; c'est à partir de ces trois aspects que j'ai construit mon univers. De mon passé en Corée, je garde la mémoire des matériaux et des croyances de mes ancêtres. Le papier de riz est la couche extérieure de ces souvenirs, la soucoupe en émail leurs symboles secrets. Là-dessus se sont imprimées des empreintes de pas, des signes de vie, et j'imaginais déjà des peintures, des paysages. En France, j'ai repris cette matière première, je l'ai désagrégée dans l'eau, remodelée pour enlever son côté lisse et natif, et créer une texture irrégulière, plus vive. Je me suis réapproprié le papier de riz pour le rendre plus manifeste et partager mes chemins imaginaires. »

 

Dans son univers caractéristique entre terre et ciel, elle imagine des chemins où le regard du spectateur se promène avec contemplation. Elle invite à une promenade intérieure.

 

« De même qu'un parfum peut rappeler un certain moment, mes peintures, que j'appelle chemins, peuvent éveiller l'histoire enfouie en chacun de nous, et nous impliquer dans un voyage personnel et spirituel. Chaque ligne est vue comme un jour, ou un instant que nous avons déjà vécu ou dans lequel nous vivons encore. Mes toiles carillonnent avec les chemins de nos vies et la visée de l'artiste est en effet dévoilée par les noms que je donne à mes œuvres. »

De ses origines sud-coréennes, Hyunjoung reprend la matière et les outils : en France elle réinvente le papier de riz en le désagrégeant dans l’eau et en retirer son côté lisse et en crée une texture irrégulière. En parallèle, elle souligne d’encre de Chine et saupoudre de pigments coréens, mêlant les influences tout en laissant son pinceau la guider.

 

Elle reçoit en 2017 le Prix Taylor de l’Art Capital du Grand Palais de Paris. Depuis plus d’une vingtaine d’années, les œuvres de Lee Hyunjoung ont été exposées en Europe, En Corée du Sud et en Chine par le biais de nombreuses expositions personnelles et en groupe